Portrait : Maud, PNC chez Emirates

Portrait : Maud, PNC chez Emirates

AeroSchool vous présente Maud, ancienne stagiaire AeroSchool, devenue PNC chez Emirates

« Devenir PNC c’était un moyen de ne pas avoir un job comme les autres, de ne pas avoir une vie banale »

Je m’appelle Maud, et j’ai 21 ans. En 2015, J’ai passé mon CCA théorique à Cannes de janvier à février et mon CCA pratique à Nanterre de mai à juin. J’ai enfin reçu mon attestation le 8 juillet 2015.

Parle nous de ton expérience chez AeroSchool

Je cherchais la meilleure école pour passer mon CCA et AeroSchool m’a paru l’école la plus professionnelle et compétente, et je ne me suis pas trompée.

On nous donne les moyens de réussir grâce aux installations et au matériel fourni. Durant la formation nous nous appuyons sur notre manuel qui contient toutes les informations relatives à la sécurité, la sureté et le médical. La pratique pour moi est l’un des points forts de l’école, elle nous permet de mettre en application ce que l’on apprend dans le manuel. On peut alors apprendre à éteindre un feu à l’aide d’un extincteur tout en portant la cagoule de protection respiratoire, à survivre selon le milieu où l’on se trouve, à manipuler les équipements de secours, mais aussi à faire une réanimation cardio pulmonaire, à traiter les brulures, les fractures… Tout ça avec les moyens du bord.

Je dirais que la formation est très intense, il y a beaucoup de choses à assimiler, mais nous sommes entourés par une très bonne équipe de formateurs qui pour la plupart travaillaient chez Air France et qui y sont toujours pour certains. Les enseignants sont tous très compétents, passionnés, sont présents pour nous aider, et nous suivent personnellement tout au long de la formation.

Durant la formation j’ai aussi pu rencontrer des personnes qui sont devenues des amis et qui partagent la même passion pour l’aviation, le voyage et la découverte. Je recommande vivement AeroSchool pour tous ceux qui envisagent une formation PNC, qui nous forme aux réalités du métier tout en s’amusant !

Un PNC pour toi c’est…

Un PNC pour moi est une personne qui est ouverte d’esprit. Quelqu’un qui a le sens du service, qui voudra faire sourire, et illuminer la journée d’un passager. Un PNC doit aussi avoir une très bonne réactivité pour prendre les bonnes décisions au bon moment en cas d’urgence.

Devenir PNC est l’occasion de rencontrer des personnes de toutes nationalités, avec des cultures différentes, tout en voyageant partout dans le monde.

Pour moi, devenir PNC c’était un moyen de ne pas avoir un job comme les autres, de ne pas avoir une vie banale, et où la routine n’existe pas car on a des horaires décalés et nous changeons d’équipe à chaque vol.

Ta vie après Aeroschool, elle ressemble à quoi ?

Après l’obtention du CCA, j’ai continué à travailler comme agent d’opérations pour l’aviation privée à l’aéroport de Nice. Même si je n’étais qu’au sol, cette expérience m’a permis de faire mes premiers pas dans le monde de l’aviation.

En parallèle, j’ai passé plusieurs entretiens pour des compagnies européennes ou internationales notamment chez EasyJet, ou Qantas par exemple. J’ai finalement passé un entretien chez Emirates pour qui je travaille depuis septembre 2016.

Raconte-nous la journée type d’un PNC chez Emirates

Chez Emirates, nous sommes basés à Dubai, formés sur Airbus 380 et Boeing 777, et nous avons deux types de vols : les Turn Arounds (où on revient chez nous le jour même) et les Layovers (où on passe une nuit ou plus à la destination). Que je parte pour un turn around ou un layover, je dois me présenter 2 heures avant l’heure prévue de départ.

Chaque vol est précédé d’un briefing où l’on passe une revue d’uniforme, et l’on discute des spécificités du vol avec nos superviseurs etc. Ensuite nous nous mettons en route vers notre avion et une fois à bord nous devons effectuer nos pré-vols, chose que j’ai appris à faire avec AéroSchool. Vient ensuite l’embarquement, puis nous nous décollons vers une destination avec dans mon cas environ 400-500 passagers. Le vol en lui-même peut être assez éprouvant car nous ne devons pas perdre de temps avec le service, l’espace dans les galleys est très restreint, tous les containers se ressemblent etc… Nous devons aussi et avant tout assurer la sécurité des passagers, sachant qu’une urgence médicale peut toujours arriver. Je suis encore junior mais j’ai déjà pu rencontrer des cas médicaux où on a dû administrer de l’oxygène, ou encore placer un passager dans la position qui correspond le mieux selon le problème.

AeroSchool nous forme à délivrer les premiers soins, ce que je trouve extrêmement utile dans ce métier mais aussi pour la vie de tous les jours, nos actions peuvent déterminer la suite des évènements.

Après un certain nombre d’heures de vol, nous atterrissons à destination et débarquons les passagers. Si c’est un turn around, nous passons quelques heures au sol et nous repartons. Si c’est un layover, nous nous rendons à notre hôtel.

Je dois dire que bien que le métier de PNC soit éprouvant tant mentalement que physiquement, la contrepartie est quand même géniale. Nous voyageons aux quatre coins du monde, on se réveille dans des hôtels tous plus beaux que les autres, on goûte à la cuisine locale, on visite des endroits magnifiques… Nous essayons de profiter au maximum du temps que l’on a. Pour le retour c’est la même chose, nous repartons tous ensemble pour être 2h avant le vol à l’aéroport et nous faisons un briefing etc… jusqu’à notre arrivée chez nous à Dubai.

Depuis que j’ai rejoint Emirates j’ai déjà volé à Teheran, Londres, Melbourne, Singapour, Lusaka, Harare, Kuala Lumpur, Koweit, et au mois prochain je retourne en Australie, je vais à Manchester et je m’arrête à Paris, ce sera la première fois que je retourne en France depuis mon départ en septembre.

Un conseil pour les futurs stagiaires d’Aeroschool?

Mon conseil est de ne pas hésiter à réaliser ses rêves et buts.

Ce métier est beau et AeroSchool est un très bon point de départ. Pour la formation je conseille vivement de prendre le temps de bien réviser tous les jours, car nous accumulons beaucoup d’informations, et il est facile de s’y noyer si on ne s’organise pas comme il le faut.

Une fois sur Nanterre pour la pratique, je conseille également de prendre une colocation avec ses camarades de la théorie pour pouvoir s’entre-aider et réviser ensemble, c’est le meilleur moyen de réussir! Ensuite, que le but soit d’intégrer une compagnie française, européenne, ou internationale, l’anglais est primordial. Toutes les compagnies aériennes demandent l’anglais courant, donc si vous voulez faire la différence c’est là qu’il faut appuyer.